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CARNET DE VOYAGEPEINTURE

Vers l’inconnu

By octobre 1, 2019 No Comments

L’inconnu susciste chez tous les êtres humains des peurs, des angoisses et parfois des questions existentielles. La peur est constamment en mouvement. Au départ une simple crainte, qui s’associe à de belles frayeurs, puis peut se transformer en phobie, lesquelles aboutissent parfois à une paranoïa. Au début d’une expédition, un moyen de transport, témoin réel de l’inconnu. Il est plus aisé de contextualiser ses peurs sur un objet que de réfléchir au chemin interne qui les abrite. Paraît-il que l’avion est le transport le plus sûr au monde. Pourtant, de nombreuses personnes se trouvent réfreinées dans leur désir d’aventure par cet oiseau métallique. Alors pourquoi cet illogisme ?

A bord d’un avion, nous ne contrôlons plus rien. Nous ne pilotons pas, ce ne sont pas dans nos compétences, nous ne pouvons pas fuir, la porte est close. Nous sommes scotchés à notre siège. La bouche fermée, les mains crispées. Nous ressemblons à ces lamelles de scotch, collées de façon imparfaites et irrégulières comme sur cette œuvre. Des peurs projetées sur un cliché. Le hublot et la vue sur les montagnes. Certains pourront trouver cette image esthétique, d’autres la trouveront banales et certains se retrouveront terrifiés d’être au dessus du globe terrestre. Le rouge, symbole de l’amour, la découverte d’un nouvel être, la tendresse et l’excitation que celui-ci suscite. Le rouge, symbole également du sang, de la mort, du feu, de l’explosion et de l’angoisse de la mort, de la question de l’existence, est-ce que je vais mourir dans cet avion ?  Le bleu inspire la liberté de pouvoir être dans les airs. La liberté de pouvoir s’envoler et de découvrir de nouvelles destinations. 

Cette œuvre a été portée par la voix roque d’Alaing bashung : 

«Car si la terre est ronde et qu’ils s’y aggrippent, au delà c’est le vide. » où « A voir le monde si haut comme un damier, comme un lego, comme un imputrescible lego, comme un inscect mais sur le dos, c’est un grand terrain de nulle part avec de belles poignées d’argent … ». La peur est enfin de compte moteur à la vie. 

Et si nous prenons le temps de combattre nos peurs, les portes s’ouvrent gentiment et nous permettent de découvrir, de parcourir ce monde empli de richesses.

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