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CARNET DE VOYAGEPEINTURE

Miroir de l’étranger

By octobre 10, 2019 No Comments

« Je est un autre » – Rimbaud.

Les répères ont un côté rassurant. Ils mettent un cadre, un moyen de ne pas perdre pied. Le malheur de la différence est d’instaurer une séparation entre vous et moi. Par la façon dont nous sommes habillés, par notre couleur de peau, par nos croyances, notre façon de nous tenir et notre éducation.  Ce récit se passe dans la rue, quand la lune prend le dessus sur le soleil. Des voitures qui te frôlent et roulent à toute vitesse. Puis un bolide semble s’arrêter. Que me veut cette personne ? Du haut de son moteur vrombrissant, ces mots, durs, qui te ramènent à ta différence. « Je vais te baiser, sale noire. » Tu es déshumanisée, un objet de désir. Ta couleur te démontre ton étrangeté. Alors te promener en rue te devient difficile et désagréable, comme si le soleil ne se lèverait plus.

Cette œuvre est une boule de neige, qui se transforme en une avalanche. Cette boule de neige, simple métaphore du Masque. Le Masque qui peut être utiliser dans certaines circonstances angoissantes. Être quelqu’un d’autre pour être acceptée. Masquer ses différences pour s’intégrer dans la norme.

Cette œuvre en est la représentation. Durant mes recherches, une volonté de faire ressortir une texture esthétique mais dérangeante. J’ai collé une feuille de papier sur une base pré-existante et l’ai arrachée. Ce mouvement qui vous déchire de l’intérieur lorsque l’on vous fait remarquer vos points de différences face à votre interlocuteur. Ce mouvement de colère qui peut se glisser dans vos mains et cette sensation d’injustice et d’incompréhension, car au final nous sommes tous des êtres humains et le masque tombe aussi durement que l’avalanche déferle.  

L’œuvre est en échos avec plusieurs sources de réflexions et d’inspiration. Notamment entrainée par le tempo de la chanson de HK & Les Saltimbanks Ft. Flavia Coelho – L’étranger. Deux voix qui se mélange ainsi que deux langues parlées pour créer une chanson forte. 

« Je suis cet homme qu’on appelle, l’Etranger
Celui qui vient sans qu’on l’appelle, l’Etranger
Cet homme à la couleur étrange, l’Etranger
Celui qui bien souvent dérant, l’Etranger
Celui qu’on cache quand on a honte, l’Etranger
Ou bien des histoires sur mon compte, l’Etranger
Les yeux bleus comme une orange, l’Etranger
Ah non je ne suis pas un ange.
So estrangeiro
So estrangeiro
Je suis l’Etrange
Mas um como eu, como vôce »

Nos différences nous rendent uniques.

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