was successfully added to your cart.

Panier

All Posts By

Jaoulma

Jungle urbaine

« Il y a quelque chose dans l’air de New York qui  rend le sommeil inutile » – Simone de Beauvoir

La pomme américaine où la notion de temps s’efface. Le bruit continuel des cris stridents, des sirènes, les voitures insomniaques et ce brouahaha latent. Face à ses rues parallèles et bien ordrées, la facilité de se mouvoir et de s’orienter. Les idées et les pensées, elles, sont plus volatiles que désordonnées. Une richesse artistique construite dans ses arbres métalliques qui, de leur hauteur, vous surplombent et manque de vous faire peur. Une usine géante. Une fourmillière où peuplent plusieurs rangs de milliers de petites fourmis. Une jungle urbaine immense, remplie de personnalité haute en couleur. Mais n’est-elle pas un mirrage ? La vie New-yorkaise est-elle remplie de rendez-vous et d’interaction humaine ? Où restons-nous perchés là-haut dans notre tour d’ivoire ? 

« Grew up in a town
That is famous as a place of movie scenes
Noise is always loud
There are sirens all around
And the streets are mean
If I could make it here
I could make it anywhere
That’s what they say »

Le tempo entraînant d’Alicia Keys sur son piano et sa voix nous laissent deviner que le rêve est possible. L’impossible n’est pas visible. Le cri d’une femme pour l’amour de sa ville. New-York boulverse, dérange, intrigue. Sur la carte postale, elle vend du rêve avec des lumières éclairées en permanence et des monuments incontournables. Mais mon œuvre recherche l’envers du décord : gratter sous ces buildings artificiels pour en laisser sortir un contrastre fort. Cette ville que l’on adore ou que l’on fuit. On est séduit par cette ambiance consmopolite mais boulversé par cette pauvreté cachée. Polyvalente et pleine de ressources, New-York a su séduire et séduira encore le temps d’un voyage.

Vers l’inconnu

L’inconnu susciste chez tous les êtres humains des peurs, des angoisses et parfois des questions existentielles. La peur est constamment en mouvement. Au départ une simple crainte, qui s’associe à de belles frayeurs, puis peut se transformer en phobie, lesquelles aboutissent parfois à une paranoïa. Au début d’une expédition, un moyen de transport, témoin réel de l’inconnu. Il est plus aisé de contextualiser ses peurs sur un objet que de réfléchir au chemin interne qui les abrite. Paraît-il que l’avion est le transport le plus sûr au monde. Pourtant, de nombreuses personnes se trouvent réfreinées dans leur désir d’aventure par cet oiseau métallique. Alors pourquoi cet illogisme ?

A bord d’un avion, nous ne contrôlons plus rien. Nous ne pilotons pas, ce ne sont pas dans nos compétences, nous ne pouvons pas fuir, la porte est close. Nous sommes scotchés à notre siège. La bouche fermée, les mains crispées. Nous ressemblons à ces lamelles de scotch, collées de façon imparfaites et irrégulières comme sur cette œuvre. Des peurs projetées sur un cliché. Le hublot et la vue sur les montagnes. Certains pourront trouver cette image esthétique, d’autres la trouveront banales et certains se retrouveront terrifiés d’être au dessus du globe terrestre. Le rouge, symbole de l’amour, la découverte d’un nouvel être, la tendresse et l’excitation que celui-ci suscite. Le rouge, symbole également du sang, de la mort, du feu, de l’explosion et de l’angoisse de la mort, de la question de l’existence, est-ce que je vais mourir dans cet avion ?  Le bleu inspire la liberté de pouvoir être dans les airs. La liberté de pouvoir s’envoler et de découvrir de nouvelles destinations. 

Cette œuvre a été portée par la voix roque d’Alaing bashung : 

«Car si la terre est ronde et qu’ils s’y aggrippent, au delà c’est le vide. » où « A voir le monde si haut comme un damier, comme un lego, comme un imputrescible lego, comme un inscect mais sur le dos, c’est un grand terrain de nulle part avec de belles poignées d’argent … ». La peur est enfin de compte moteur à la vie. 

Et si nous prenons le temps de combattre nos peurs, les portes s’ouvrent gentiment et nous permettent de découvrir, de parcourir ce monde empli de richesses.

Adopter l’identité

Une tempête de questions qui finit par bousculer votre fondement principal ; L’Identité. Cette identité que l’on ne peut définir si facilement. Elle se façonne à travers votre éducation, les amis qui vous cotoyent, la culture qui vous englobe, mais aussi les rites de sociétés. Mais lorsqu’un de ses pôles est pertubé, comment réagissez-vous ? Imaginez ne pas connaître vos ancêtres, vos origines, votre pays natal. Très vite, les repères se retrouvent boulversés. Il faut alors se battre contre ses peurs abandonniques et contre ce mystère identitaire. Cette histoire est une empreinte de vie, comme une adoption précoce. Cache-t-elle une trame dramatique, mêlée de guerre, de pleurs et de peurs ? Survivant à ces premiers pas délicats, vous n’avez le choix d’avancer et de vous construire une identitée propre. Mais la tempête de question se précipite, dérange, inquiète. Des questions parfois sans réponses qui vous frustrent, qui restent, qui planent au-dessus de vos têtes. Dans ma tête, justement, trotte des notes. L’inspiration musicale de cette œuvre me vient et s’unit avec Gael Faye. 

« Trimant pour me rappeler mes sensations sans rapatriement
Petit pays je t’envoie cette carte postale
Ma rose, mon pétale, mon cristal, ma terre natale… »

Les instruments prennent leur place les uns après les autres, comme ce mélange de textures que vous apercevez sur mon visuel. Une première approche avec le masque, celui de l’Adopté qui vous colle à la peau. Puis, sa déconstruction par différentes textures qui viennent s’entre-choquer les unes contre les autres. Comme cette identité chamboulée, questionnée, mais surtout recomposée et rétablie. 

Hit the road

« Il y a un but, mais pas de chemin ; ce que nous nommons chemin est hésitation. » – Franz Kafka

Et si… Et si… Et si… Avec des si, on reconstruirait notre montre. La vie n’as pas un chemin unique tracé. Elle est parcourue par de nombreuses ramifications qui compliquent la tâche. Mais ne serait-elle pas ennuyeuse dans le cas contraire ? Parfois, on suit une route qui semble être bonne, mais on se retrouve dans un sens unique. Parfois, du bas de la côte, on aperçoit une montée qui nous semble insurmontable. En adaptant le rythme, celle-ci devient plus abordable. Ces chemins sont précieux. Peu importe si le choix est bon ou pas, au final il nous emmène à une destination et nous réserve à chaque fois de nouvelles suprises. 

Ces itinéraire rythment notre vie. A droite ou à gauche ? On monte ou on descend ? On esquisse ou on continue ? On fonce dans le mur ou on l’escalade ? Cette œuvre qui vous est présentée est accompagnée par la chanson du célèbre Ray Charles « Hit the road Jack ».  

« I’d have to pack my things and go ». Un tempo entraînant. Cette œuvre vous démontre la richesse des chemins que vous pouvez choisir. Ceux-ci sont révélés par un pigment doré. Le reste est volontairement flou. La richesse de ce parcours, c’est de ne pas savoir où l’on va. 

Le lac

Quand le vent vous vole vos cheveux et que l’air marin vous emmène au Sud. Le cri des mouettes vous rappellent tant d’histoire, tant de moments d’enfance, de moments d’insousciance. 

Une pause introspective dans ce voyage artistique. L’eau a un effet apaisant, pourtant c’est déchainé que le rythme de Louise Attack accompagne cet instant de création. « Allez viens j’temmène au vent, je t’emmène au dessus des gens. Et je voudrais que tu te rappelles, notre amour est éternel et pas articiel… » 

Ce visuel a été trempé. La feuille de papier a donc dû être déplacée avec précaution. Une fois cette étape réussie, c’est comme si le lac vous donnait une vague de salutations. Les couleurs dégoulinent et on voit au loin, un semblant de rive. Peut-être un nouvelle destination?