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Jaoulma

RENCONTRE & IMAGINATION.

Des regards échangés.
Interloqués.
Qui es-tu ?
Question qui te projettent dans qui suis-je ? 

On se croise, sans un regard. On attend ensemble le bus qui tarde à venir.
Le coulis des minutes me rappelle bien souvent qu’on n’a pas le temps.
Et pourtant, on se croise. On finit par se regarder.
On se cherche, peut-être qu’on se trouve?
Finalement.

Couleurs

« Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. » – Victor Hugo. 

Faire face à la disparition d’un proche amène, pour toutes générations confondues, un ensemble de questions sur son chemin de vie. C’est une remise à zéro. La mort fait peur. Où est-ce l’inconnu de la mort ? Funeste moment solitaire. Au délà de la mort s’éparpille une explosion de souvenirs, d’odeurs et de sons. Des moments qu’on ne souhaite pas oublier. On s’accroche à cette mémoire, comme à un dernier rempart dans la bataille face à la crainte cruelle de l’oubli. Un monde s’écroule, les émotions bouillonnent, le vide et le silence deviennent assourdissants. Cette colère que l’on ne saurait contre qui tourner. Puis, l’étape cruciale de ce périple endeuillé se profile ; la terre tourne encore, le monde vit autour de nous. Le corps et l’esprit, alors, s’acclimatent doucement et acceptent ce départ soudain. 

En créant cette œuvre, je suis alors bercée par la chanson de Louane, accompagnée de son piano.

« Est-ce que tu m’entends ? Est-ce que tu me vois ? Qu’est-ce que tu dirais, toi, si tu étais là ? …. J’ai des conversations imaginaires avec des gens qui ne sont pas sur la terre. »

Dans ce visuel présenté, ce personnage, seul face à une étendue d’eau s’invite dans une danse intime, comme emporté par les bras de la personne qui lui manque. La mort est une perte sans nom qui se cache derrière un bouquet de souvenirs qui fleurissent et qui s’enrichissent grâce à notre mémoire. Des souvenirs colorés et intenses qui viennent éclaircir, au fil du temps, cette sombre tristesse. 

Cocon doré

Une mélancolie  m’emporte comme sur la musique de Yann Tiersen, compte d’un autre été. Cette mélodie qui se promène dans mes oreilles et qui me replonge dans des souvenirs propres. Cette fenêtre ouverte, ouverte au monde, ouverte à la découverte mais qui, derrière elle, cache un confort certain et la construction de son avenir. 

VENISE

Que dire de Venise?

Une ville flottante. De l’eau partout.
Des ruelles étroites. Difficile de se croiser.
Une atmosphère suffoquante de touristes affolés par les pigeons qui picorent  leurs miettes de pain.

La ville de l’amour.
Les spaghettis partagés.

Venise et son art.
Venise et son architecture.
Venise et ses murs en brique rouge.

Miroir de l’étranger

« Je est un autre » – Rimbaud.

Les répères ont un côté rassurant. Ils mettent un cadre, un moyen de ne pas perdre pied. Le malheur de la différence est d’instaurer une séparation entre vous et moi. Par la façon dont nous sommes habillés, par notre couleur de peau, par nos croyances, notre façon de nous tenir et notre éducation.  Ce récit se passe dans la rue, quand la lune prend le dessus sur le soleil. Des voitures qui te frôlent et roulent à toute vitesse. Puis un bolide semble s’arrêter. Que me veut cette personne ? Du haut de son moteur vrombrissant, ces mots, durs, qui te ramènent à ta différence. « Je vais te baiser, sale noire. » Tu es déshumanisée, un objet de désir. Ta couleur te démontre ton étrangeté. Alors te promener en rue te devient difficile et désagréable, comme si le soleil ne se lèverait plus.

Cette œuvre est une boule de neige, qui se transforme en une avalanche. Cette boule de neige, simple métaphore du Masque. Le Masque qui peut être utiliser dans certaines circonstances angoissantes. Être quelqu’un d’autre pour être acceptée. Masquer ses différences pour s’intégrer dans la norme.

Cette œuvre en est la représentation. Durant mes recherches, une volonté de faire ressortir une texture esthétique mais dérangeante. J’ai collé une feuille de papier sur une base pré-existante et l’ai arrachée. Ce mouvement qui vous déchire de l’intérieur lorsque l’on vous fait remarquer vos points de différences face à votre interlocuteur. Ce mouvement de colère qui peut se glisser dans vos mains et cette sensation d’injustice et d’incompréhension, car au final nous sommes tous des êtres humains et le masque tombe aussi durement que l’avalanche déferle.  

L’œuvre est en échos avec plusieurs sources de réflexions et d’inspiration. Notamment entrainée par le tempo de la chanson de HK & Les Saltimbanks Ft. Flavia Coelho – L’étranger. Deux voix qui se mélange ainsi que deux langues parlées pour créer une chanson forte. 

« Je suis cet homme qu’on appelle, l’Etranger
Celui qui vient sans qu’on l’appelle, l’Etranger
Cet homme à la couleur étrange, l’Etranger
Celui qui bien souvent dérant, l’Etranger
Celui qu’on cache quand on a honte, l’Etranger
Ou bien des histoires sur mon compte, l’Etranger
Les yeux bleus comme une orange, l’Etranger
Ah non je ne suis pas un ange.
So estrangeiro
So estrangeiro
Je suis l’Etrange
Mas um como eu, como vôce »

Nos différences nous rendent uniques.

Est-ce vrai ?

On se pose des questions. On apprend une vérité. Est-elle véridique?
On se retrouve devant un fait. Devant deux histoires qui s’opposent totalement.

Et pourtant. 

On cherche, on explore des documentaires et on entend.
On se retrouve avec ses questions, sans pouvoir vraiment y répondre.

Parce que trop petite.

Alors imagine ta propre réalité. Ta propre mélodie. Recomposer cette histoire en prenant compte des deux parties. Parce que, comme le disait si bien, un ami africain.

« Derrière les nuages, le soleil finit toujours par apparaître. »

La faille

« Un homme peut arriver à haïr celui qui l’a vu dans toute sa faiblesse » – Stephen King

La faiblesse, de la montrer, d’ouvrir ses failles, n’est-il pas une richesse ? Ouvrir une boîte de Pandore qu’on ne souhaite pas faire découvrir. Ce sont à partir de nos faiblesses que nos forces ressortent et se forgent.

Cette œuvre raisonne avec la chanson d’Eurythmetic « Sweet dreams of Melody » « Some of them want to get used by you, some of them want to abuse you ». Cette œuvre dégouline de peur. A trop cacher ses faiblesses, on se construit un mur en papier maché. On le pense aussi solide que de la pierre. Et pourtant, il y a certaines failles qui ne se colmatent pas. Mais, au lieu de disparaître derrière ces imperfections, on s’expose, on sort de notre cache pour découvrir l’autre côté du mur.

Censuré

« Tout individu a droit à la liberté d’opinon et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelques moyen d’expression que ce soit. » Article 19 – Déclaration universelle des droits de l’homme. 

S’exprimer, prendre la parole sont des actes forts face à son interlocuteur. Encore faut-il ne pas amputer notre pensée et notre façon de voir. Ne pas s’intérioriser et se laisser gentiment consummer par la culpabilité d’une idée différente. L’exercice est difficile. Quand les codes d’une société vous orientent et vous placent dans des cases bien trop strictes et carrés. Dès l’enfance, l’auto-censure fait surface. Rappelez-vous, lorsque petit, vous organisiez un spectacle pour vos parents. Votre esprit, porteur d’insousciance, et, parfois, de ridicule, vous laissait oser être vous-même. Et peut-être une fois votre mère / votre père vous fait remarque : « Non pas de cette façon, ne dis pas ça ! ». La première auto-censure éclo. Exptrapolons ce moment dans le contexte actuel, où l’ouverte au monde et son exploration se font derrière un clavier. Il suffit de tapoter certains mots clés afin de tomber nez à nez avec une image dérégeante, affligeante, blessante. Où se trouvent les limites de notre censure actuellement, lorsque tout notre quotidien virtuel semble tronqué par de savants calculs. Y’a-t’il réellement la possibilité de s’exprimer, d’être le guide de ses pensées, ou sont-elles trompées et trompeuses ? 

« The choice is yours, don’t be late. Take a rest, as a friend, as an old memoria » ¬– Le célèbre riff de guitare de la chanson engagée du groupe Nirvana vous fera forcément bouger la tête dans tous les sens. Un lâcher prise est-il possible ? Seulement peut-être avec les volets fermés, par crainte de se voir censurer par la voisine. Il ne faudrait surtout pas la déranger. La voix rauque de Kurt Cobain et sa rage à défendre son texte, ce sentiment que cette voix se consumme de l’intérieur et fait vibrer ses tripes. Comme un geste pour faire taire, cette œuvre se brûle. La ditacture de l’auto-censure renaît de ces cendres. Les couleurs, tout comme les volets entre-ouverts, laissent percevoir une lueur d’espoir. 

Chère Bourgogne

« Chère Bourgogne
Sur la route direction Bourgogne.
Proche et si loin.
Dépaysant.
Entre vignes et petite ville citadine.
Richesse française.
Le soleil se reflète sur les vitres,
Le soleil réchauffe mon coeur.
Vrombissement silencieux.
Quelques notes plus tard.
Je reviendrais te voir. »